La chirurgie réfractive est une technique maitrisée depuis plus d’une vingtaine d’années.
Les suites de l’opération sont relativement simples mais quelques consignes sont à respecter. Votre Ophtalmologiste vous à remis ces informations au moment de votre consultation pré opératoire. Voici quelques rappels.
Oui, en cas de LASIK l’ensemble des activités (dont l’activité professionnelle) peut être repris dès le lendemain, la vision de près peut être temporairement perturbée mais le travail sur ordinateur est autorisé en respectant la lubrification de l’œil. En cas de traitement par PKR la récupération est plus longue en cas de traitement bilatéral une semaine est nécessaire pour être autonome.
La pratique de la majorité des sports est envisageable rapidement après LASIK ou PKR (gymnastique, jogging, vélo…) Pour les sports nautiques (natation, plongée sous-marine),les sports de combats et sports collectifs, il est préférable d’attendre un peu plus longtemps.
Rapidement parfois dès le lendemain après LASIK mais le médecin vous le confirmera lors de la consultation post opératoire. La vision continue de s’améliore cependant pendant quelques semaines.
Ne pas se frotter l’œil pendant quelques jours. Pas de maquillage des yeux pendant une semaine. Le contact des yeux avec de l’eau est à éviter pendant quelques jours. Le port de lunettes de soleil évitera l’effet néfaste des UV.
Une sécheresse oculaire nécessitant un traitement par larmes artificielles est classique pendant quelques semaines. Une qualité de vision nocturne moins bonne les premières semaines (phénomène de halos autour des lumières artificielles).
Le ressenti est très différent en fonction de la technique utilisée.
Vous pourrez ressentir des picotements, une impression de grains de sable, de brûlure, de larmoiement abondant, une photophobie sont fréquents dans les 4 ou 5 heures qui suivent l’intervention. La vision est floue les premières heures post-opératoires avec une impression de brouillard ou de voile qui se dissipera ensuite.
Votre vision sera trouble durant quelques jours, vous pourrez ressentir des picotements, une impression de grains de sable, de brûlure, de larmoiement abondant, une photophobie durant quelques jours également.
L’acuité visuelle est excellente dès le lendemain de l’intervention. La vision continue de s’améliorer de façon qualitative pendant les mois qui suivent.
Oui l’intervention ne pose aucune contre indication pour une future chirurgie de la cataracte.
En cas de résultat insuffisant, une retouche peut être envisagée mais il est important d’attendre la stabilité de la cicatrisation.
Oui la presbytie est un phénomène de vieillissement naturel de l’œil dont ne sont pas indemnes les patients opérés de chirurgie réfractive.
Il existe plusieurs lasers pour différentes indications : glaucome, déchirure de rétine, atteinte rétinienne du diabète, cataracte secondaires sont les principales indications.
Vous aurez besoin d’un accompagnant ou d’un moyen de transport pour le retour car la conduite est contre-indiquée après un laser.
Prévoyez de prendre le traitement prescrit post-opératoire à la pharmacie avant l’intervention car il faut souvent le débuter dans les minutes qui suivent le laser.
Suivez très précisément le traitement prescrit .
N’interrompez pas votre traitement habituel par collyre.
Vous pouvez ressentir des troubles visuels à types de « mouches volantes » ou myodésopsies, il s’agit de suites normales qui ne doivent pas vous inquiéter.
Il faut consulter en cas de baisse d’acuité visuelle ou de douleur intense qui surviendraient dans les jours suivant le laser.
Dans ce cas prenez contact avec le secrétariat de votre ophtalmologiste.
L’achat de lunettes représente un coût parfois important, afin qu’elles restent en bon état le plus longtemps possible, quelques précautions sont à prendre.
Il est recommandé de placer vos lunettes dans un boitier rigide lorsque vous ne les portez pas.
Il est déconseillé de les accrocher à l’encolure de vos vêtements au risque de les perdre, de les rayer ou de les casser.
La solution la plus simple pour bien nettoyer vos lunettes est d’utiliser de l’eau et du savon doux.
Vous pouvez également trouver dans le commerce ou chez votre opticien des lingettes et spray adaptés.
Pour les sécher, les vêtements, le papier essui tout, les mouchoirs en papier sont à éviter car ils risquent de les rayer. Préférez un chiffon microfibre souvent fourni avec vos lunettes.
Vos lunettes supportent mal les fortes chaleurs; évitez donc de les laisser en plein soleil ou prêt d’une source de chaleur importante.
Votre praticien peut avoir recours à une injection intra vitréenne (IVT) pour le traitement de différentes pathologies.
Cet acte est rapide et, dans la majeure partie des cas, indolore.
Dans les heures suivants l’intervention , vous pouvez ressentir des picotements, une sensation de grain de sable, des brûlures, un larmoiement durant 24 heures. Ces phénomènes sont essentiellement liés à la désinfection préopératoire et aux collyres instillés.
Selon le produit injecté, il peut arriver de voir quelques taches dans le champ visuel, pendant quelques heures à quelques jours, correspondant à la présence du produit dans le vitré (le gel transparent qui remplit l’oeil derrière le cristallin)
Ces réactions sont tout à fait normales et ne doivent pas vous inquiéter.
Il peut arriver qu’un saignement au point d’injection apparaisse. Il s’agit d’une hémorragie sous-conjonctivale, le blanc de l’œil devient rouge au niveau de l’injection. Elle se résorbe spontanément en quelques jours sans conséquence. Chez les patients sous traitement fluidifiant le sang, elle peut etre impressionnante.
Vous pourrez rentrer chez vous immédiatement après l’injection.
Il n’y a pas de traitement post-opératoire. Vous pourrez poursuivre votre suivi avec votre ophtalmologiste.
Les complications liées à une injection intra vitréenne sont extrêmement rares mais peuvent parfois survenir malgré toutes les précautions prises par votre ophtalmologiste.
-La kératite est une conséquence de l’instillation de désinfectant. Elle s’exprime par une douleur aux clignements. Elle cicatrise spontanément mais peut être traitée par des lubrifiants pour accélérer la guérison.
-Les symptômes d’une infection sont une baisse de la vision, une douleur aigüe associée à une rougeur de l’œil dans les heures ou les jours suivent l’injection. Elle doit être traitée rapidement par antibiothérapie. Si vous ressentez ces signes, il est impératif de consulter sans délai, meme sans rendez vous dans notre cabinet.
Le taux d’incidence d’une infection est de l’ordre de 0 à 0.092%
-Décollement de rétine.
-Traumatisme du cristallin pouvant entrainer une cataracte.
En cas de douleur aigüe le soir de l’injection, il faut contacter du Pôle Santé Sud par téléphone au 02 43 45 45 votre ophtalmologiste sera alors contacté. Si cette douleur intense survient le lendemain de l’injection, présentez vous directement au secrétariat de votre praticien.
Le collyre est l’un des principal traitement utilisé en ophtalmologie.
Un collyre est un médicament fortement dosé dans un petit volume.
Il existe 5 grandes voies d’administration des médicaments : buccale (sirop, comprimes), cutanée (les crèmes), sanguine (le plus souvent intraveineuse), intra-articulaire (infiltrations) et oculaire (collyres ou pommades ophtalmiques).
Comme tous les médicaments il existe un dosage à respecter ainsi qu’une durée et des horaires de prise.
Les modalités de délivrance en ophtalmologie ont beaucoup évolué depuis plusieurs années. L’effort est accentué sur les unidoses qui sont de petites dosettes à utiliser une seule fois pour les deux yeux, ce qui permet d’éviter les conservateurs et donc une agression de la surface oculaire. Tous les collyres n’existent pas en unidose mais, dès qu’ils le sont, votre ophtalmologiste les privilégiera. Il est crucial de ne pas les réutiliser au risque de faire une infection.
Il est également important de respecter les délais de péremption.
Tout d’abord, il faut se laver et se sécher les mains.
Il faut ensuite bien regarder l’ordonnance afin de vérifier le dosage et l’horaire de prise.
Si vous avez une infection (conjonctivite ou abcès) et si vous venez d’être opéré n’utilisez pas le même flacon pour les deux yeux au risque de contamination de l’œil sain.
Vous pouvez vous munir d’un miroir grossissant pour vos débuts et placer les collyres au réfrigérateur afin de bien ressentir l’instillation effectuée. Installez-vous confortablement sur une table.
N’essayez pas de mettre les gouttes directement dans l’œil mais dans le cul de sac conjonctival inférieur : tirez sur la paupière inférieure en son milieu elle laisse apparaitre un petit creux de conjonctive (muqueuse palpébrale rosée) prêt à recevoir les gouttes.
Ne clignez pas et appuyez dès l’instillation au niveau de la racine du nez afin de comprimer le canal d’union des canaux lacrymaux supérieur et inférieur ce qui évitera un passage dans le nez et donc la pénétration sanguine via la muqueuse nasale. Ceci peut être particulièrement important avec certaines molécules qui ont des effets généraux potentiels (par exemple les bétabloquants dans le traitement du glaucome)
Si vous n’êtes pas certain que la goutte soit bien tombée dans l’œil, pas de panique : recommencez tout de suite après ! Il n’y a pas de risque de surdosage car si la première était tombée dans l’oeil, la seconde lavera la première par phénomène de trop plein et le collyre sera extériorisé sur la joue.
Pour cette raison si vous avez deux collyres différents à instiller, attendez au moins 5 mn entre chaque, sinon l’efficacité ne sera pas au rendez-vous.
Et si vous devez faire des lavages au sérum physiologique, il est important de le faire toujours avant d’instiller les collyres « médicamenteux ».
Vous pouvez ressentir un flou visuel plus ou moins prolongé et des picotements.
Si vous présentez une éruption cutanée, des troubles de la déglutition ou une gêne respiratoire, vous présentez une allergie. Il est alors important de suspendre votre traitement et d’en avertir votre ophtalmologiste. Si vous en avez la possibilité, faites une photographie.
Ne pas faire d’automédication : seuls le sérum physiologique ou les larmes artificielles peuvent être utilisées sans l’avis de votre ophtalmologiste.
Votre ophtalmologiste a diagnostiqué un syndrome de sècheresse oculaire lié à une blépharite meibomienne, il vous a prescrit la réalisation d’une hygiène des paupières spécifique.
Elle est le traitement principal de votre blépharite et de sa conséquence, la sécheresse oculaire. La sécheresse dans cette pathologie est liée à une augmentation de l’évaporation des larmes et non à un manque de larmes. Il peut comme beaucoup de syndromes secs aboutir à un larmoiement.
Parfois asymptomatique dans les stades débutants, la sécheresse par meibomite ne doit pas être négligée, elle doit être signalée à votre ophtalmologiste car l’hygienne des paupières et les autres techniques plus invasives ne peuvent être efficaces qu’aux stades précoces et modérés de la pathologie.
Les signes qui doivent vous alerter sont la sensation de grains de sable, picotements, brûlures démangeaisons, variabilité de la vision au clignement.
Ces symptômes sont souvent aggravés par la fixation visuelle continue d’un ordinateur, de la route à fortiori dans un milieu sec (climatisation, chauffage par air pulsé…) et par forte température.
La sècheresse oculaire est ressentie par 30% de la population et augmente avec l’âge pour des raisons hormonales ou de traitement associé (anti dépresseur, traitement de l’hypertrophie prostatique, antalgiques, anti histaminiques…)
Les deux tiers des plus de 65 ans ressentent un syndrome sec qui n’est parfois pas perçu mais se révèle symptomatique après une intervention, les conditions d’équilibre précaire étant rompues par les traitements désinfectants per et post opératoires.
Il n’est pas rare par exemple que les patients se plaignent de grains de sable en post opératoire alors même que la meibomite n’était pas ressentie avant l’intervention, alors qu’elle préexistait. Le non port de la correction optique prescrite, même si vous n’êtes pas gêné, favorise les symptômes et aggrave la blépharite.
Le dépistage des sécheresses oculaires quelque soit son origine est systématique avant la chirurgie réfractive (non port de lunettes pour myopie, astigmatisme ou hypermétropie au laser Excimer). En effet, la sécheresse oculaire est plus fréquente parmi les personnes consultant pour chirurgie réfractive, en raison de leur fréquente intolérance aux lentilles de contact. Ce type de chirurgie induit de la sécheresse oculaire, il est donc impératif d’en connaitre la préexistence, elle peut être une contre indication à la chirurgie .
Les larmes sont composées de trois éléments:
Une partie est aqueuse et protéique (secrétée par les glandes lacrymales et les cellules à mucus de la conjonctive).
Une partie est grasse: le meibum (car secrétée par les glandes de meibomius).
La troisième est protéique.
Les glandes de meibomius sont situées juste en arrière des cils sur les paupières supérieures et inférieures. Dans la blépharite elles sécrètent un meibum altéré soit dans sa quantité soit dans sa qualité. Les glandes sont alors souvent obstruées et inflammatoires. Les massages permettent de « vidanger les glandes », les canaux évacuateurs étant obstrués et d’éviter les phénomènes inflammatoires et parfois des récidives de chalazions.
Dans la première phase ce traitement ne donne quasiment aucun résultat, il vous faudra persévérer, souvent un mois avant d’en ressentir les bienfaits. Ne baissez pas les bras!
Initialement et pour un mois environ vous devrez les réaliser tous les jours puis un jour sur deux ou trois, vous trouverez ainsi votre rythme. Il n’y a pas d’horaire privilégié pour réaliser l’hygiène des paupières.
Cette pathologie guérit exceptionnellement ainsi les massages devront être poursuivis à vie, cependant ceux-ci stabilisent l’évolution de la maladie et en diminue les symptômes. Soyez régulier n’arrêtez pas parce que vous allez mieux. En revanche, il est nécessaire de stopper pendant 4 semaines après une chirurgie des yeux.
Appliquer une source de chaleur sur vos yeux: masque chaud, lunettes chauffantes ou compresses d’eau chaude. Cette étape vise à liquéfier le meibum afin de l’évacuer plus aisément ensuite.
Masser vos 4 paupières du nez vers les tempes au ras des cils. Les paupières inférieures sont faciles à pincer et à rouler entre le pouce et l’index, en imprimant des mouvements de pression réguliers.
Ce geste doit être réalisé de proche en proche, à plusieurs endroits de la paupière, afin de pouvoir presser toutes les glandes de Meibomius.
Pour les paupières supérieures compte tenu de la présence du tarse il est contre indiqué de pincer la paupière. Il faut passer l’index à plat du nez vers la tempe sur toute la longueur de la paupière.
Lorsque vous massez, il arrive que vous puissiez voir un liquide huileux s’évacuer, voire une pâte (comme du dentifrice) témoignant le fait que les glandes étaient très obstruées.
Tout d’abord, il est important de porter votre correction optique.
Vous devez vérifier que la pièce dans laquelle vous êtes est suffisamment humidifiée et éviter la climatisation et les fumées.
Évitez de fixer longtemps un écran avec un regard ascendant .Il est donc nécessaire d’adapter la position de votre l’écran.
Instillez les larmes artificielles prescrites par votre ophtalmologiste, elle ne peuvent en aucun cas supplanter l’hygiène des paupières mais permettent de limiter les symptômes de la sécheresse.
Votre ophtalmologiste peut également vous prescrire des lingettes nettoyantes en fonction de l’aspect de la base des cils (inflammation infection associée), et/ou des antibiotiques par voie générale ou locale. Ils ont dans cette pathologie un rôle anti inflammatoire et doivent être utilisés en cures.
Si vous avez des difficultés à réaliser le geste ou que vous sentez que le courage vous manque pour « faire cela en plus …», rappelez-vous que la régularité est la source de la réussite de ce traitement. N’arrêtez pas complètement, diminuez la fréquence quelque temps mais ne stoppez pas plus d’une semaine et surtout ne confondez pas, l’hygiène des paupières bien que contraignante, est celle qui stabilise la pathologie. L’instillation des larmes quant à elle soulage ponctuellement.
La suite post opératoire comporte dans la très grande majorité des cas un résultat visuel très satisfaisant et une gène très modérée et temporaire.
Comme pour toute intervention chirurgicale, et malgré toutes les précautions prises, des complications au cours de l’intervention ou en post-opératoire peuvent survenir.
Des collyres post-opératoires sont à instiller tous les jours durant quelques semaines.
La durée d’utilisation de chaque collyre peut-être différente, il est donc impératif de bien suivre la prescription.
Il est souhaitable d’avoir une activité physique réduite dans les premiers jours qui suivent l’opération ; rapidement cependant vous pouvez vous promener, faire vos courses ; il n’y a pas de risque à vous pencher ou vous baisser, contrairement à ce qui est souvent dit.
Il faut éviter par contre de vous rendre dans des endroits sales, de bricoler, porter des charges lourdes, jardiner, ou d’aller à la piscine ; il faut éviter toute activité physique à risque de traumatisme oculaire durant au moins trois mois après l’opération.
Les signes habituels qui ne doivent pas vous inquiéter sont l’existence d’une vision imparfaite, trouble, la sensation de grains de sable sous la paupière, une rougeur oculaire modérée ou des douleurs superficielles et modérées.
La survenue, sur l’œil opéré, de douleurs, d’une rougeur, ou d’une baisse d’acuité visuelle, pouvant être le signe d’une complication, et particulièrement d’une infection, impose un examen en urgence par votre ophtalmologiste ou un de ses associés.
Vous devez savoir que, dans les suites de l’opération de la cataracte, si un trouble vous paraît anormal, vous pouvez-vous présenter au secrétariat de votre chirurgien ou d’un de ses associés pour être examiné en urgence, même si vous n’avez pas eu de rendez-vous par un secrétariat.
⁃ l’une des principales complications est l’infection post-opératoire, appelée endophtalmie.
C’est une infection de l’intérieur de l’œil, liée à l’entrée de germes au cours de l’opération, malgré toutes les précautions prises. Son taux d’incidence est de 0.3%.
Les signes qui imposent un examen en urgence sont la survenue sur l’oeil opéré d’une douleur, d’une rougeur, ou d’une baisse d’acuité visuelle significative et persistante.
Le risque d’infection après chirurgie de cataracte a été sensiblement réduit par la réalisation de cette intervention en milieu stérile strict, la désinfection systématique de la surface de l’œil au début de l’opération, l’injection d’antibiotiques dans l’œil à la fin de l’intervention, et enfin l’usage de collyres contenant des antibiotiques après l’intervention.
⁃ Une baisse d’acuité visuelle peut survenir quelques semaines après l’intervention, secondaire à la formation d’un œdème de la rétine centrale, appelée macula. Ce phénomène prend le nom de syndrome d’Irvine Gass.
Cet œdème sera confirmé par la réalisation d’un examen très précis de cette zone, appelé OCT maculaire.
Un traitement général et local sera prescrit dans ce cas avec une évolution souvent favorable.
Parfois il peut être nécessaire d’effectuer une injection d’anti-inflammatoire dans le vitré.
⁃ Une autre complication post-opératoire possible est la survenue d’une déchirure de la rétine, dans les semaines ou les mois qui suivent l’opération; elle est secondaire au déplacement du gel vitréen.
Elle se traduit souvent par l’apparition d’éclairs lumineux ou d’impression de mouches volantes, qui n’existaient pas antérieurement.
La déchirure rétinienne peut favoriser le développement d’un décollement de rétine, entraînant la perception d’un voile dans une partie du champ visuel, puis d’une baisse d’acuité visuelle.
Le décollement de rétine est une pathologie imposant une intervention chirurgicale rapide par le Docteur Delafoy, rétinologue du Pôle Ophta.
Ceci correspond à la survenue possible, dans les mois ou les années qui suivent l’intervention de cataracte, d’une baisse d’acuité visuelle, rapportée à un trouble central de la capsule située derrière l’implant, appelée capsule postérieure.
Ce trouble est improprement appelé « cataracte secondaire », et ne nécessite aucune nouvelle intervention chirurgicale.
Le traitement de cette atteinte est l’ouverture de la capsule postérieure au laser, appelée capsulotomie postérieure.
Un traitement par collyres vous sera prescrit après ce laser, pour optimiser le résultat.
Le risque de ce traitement laser est la survenue possible dans les semaines ou les mois qui suivent d’une déchirure de la rétine secondaire à la modification du vitré par la capsulotomie postérieure, pouvant évoluer vers un décollement de rétine.
Si vous avez des troubles pouvant évoquer une évolution du vitré dans les suites de ce traitement laser, comme l’apparition d’éclairs lumineux ou de mouches volantes ou d’un voile, un examen en urgence est nécessaire auprès de votre ophtalmologiste.
Le travail sur écran n’est pas toxique pour les yeux , mais il peut mettre en évidence un défaut visuel qui était resté asymptomatique jusque là ( strabisme, sécheresse) ou l’aggraver (myopie) .
On conseille une position légèrement surélevée par rapport à l’écran, de profil par rapport à la lumière extérieure, avec un écran d’une taille suffisante.
Elle est favorisée par la diminution du clignement réflexe face aux écrans.
Il faut réaliser des clignements volontaires, boire en quantité suffisante, bien positionner son écran(cf ci dessus). Des compléments alimentaires enrichis en Vitamine E, naturellement présente dans l’huile de pépins de raisin, peuvent être bénéfiques. Des larmes artificielles, aussi appelées substituts lacrymaux sont disponibles en pharmacie avec ou sans prescription. Enfin il faut éviter la climatisation.
En cas de sécheresse oculaire avérée, le massage des paupières permet un soulagement.
Un strabisme latent peut être révélé par une utilisation intensive des écrans.
Il faut porter une correction optique adaptée avant tout. Ensuite un bilan orthoptique vous permettra de faire le point et de réaliser des séances de rééducation si nécessaires. Elles seront suivies d’exercices de motricité oculaire à poursuivre à domicile.
Ce défaut visuel, qui entraine une vision flou de loin, est principalement de cause génétique . Cependant les études ont montré qu’elle est susceptible de s’aggraver avec le nombres d’heures passées en vision de près ( écrans, lecture, broderie, ou tout travail minutieux de près ) .Elle est également favorisée par la diminution du temps passé en extérieur.
Il faut également porter la correction optique adaptée. Enfin on conseille d’ alterner le travail sur écran avec une autre activité qui sollicite plus la vision de loin si possible.
Cette longueur d’onde de 350 à 500 nm est présente à l’état naturelle mais aussi particulièrement dans nos écrans.
De récentes études ont montré son effet toxique sur les cellules rétiniennes. Cela favoriserait donc la DMLA à long terme. Elle a également un rôle dans la régulation du sommeil en diminuant la sécrétion de mélatonine, l’hormone du sommeil.
Or, la lumière bleue est filtrée par le cristallin qui n’est pas encore protecteur dans l’enfance. Les personnes les plus exposées à la lumière bleue sont donc les enfants, les adolescents et les jeunes adultes qui passent du temps devant les écrans, en particulier les smartphones. Des verres filtrant cette longueur d’onde leur sont donc conseillés pour l’exposition dans la journée.
Le soir, toute exposition aux écrans est déconseillée, pour favoriser l’endormissement.
Les personnes ayant un antécédent familial de DMLA peuvent également porter ce type de verres filtrants.
La plupart des opticiens-lunetiers ont intégré une protection anti lumière bleue dans leurs verres de lunettes. Pensez à en parler à votre opticien.
A l’inverse des lunettes, les lentilles sont en contact direct avec vos yeux, il est donc indispensable de respecter les consignes d’hygiène transmises par votre ophtalmologiste, votre orthoptiste et votre opticien.
Tout d’abord, la pose et la dépose des lentilles doit se faire après lavage minutieux de vos mains.
Vos lentilles doivent etre nettoyées avec une solution adaptées. L’eau du robinet n’est pas stérile, elle n’est donc pas adaptée.
Lorsque vous ne les portez pas, vos lentilles doivent etre stockées dans un étui adapté et propre. Ce dernier doit etre remplacé périodiquement par un neuf. lorsque vous remplissez le récipient avec la solution de conservation, évitez de le toucher directement avec vos doigts qui peuvent etre porteurs de germes.
Les produits d’entretien et de conservation des lentilles ont une date de péremption, il est important de les respecter.
Les lentilles de contact ne sont pas faites pour etre portées en permanence 24h /24. Vos yeux doivent pouvoir respirer.
Le nombre d’heure de port conseillé dépend à la fois du type de lentille et de chaque personne, le professionnel réalisant votre adaptation vous donnera les conseils les plus adaptés à votre situation.
Si vous ressentez la moindre gène ou irritation, retirez vos lentilles et portez vos lunettes.
Le port de lentilles a de nombreux avantages mais peut également engendrer une sécheresse oculaire. En fonction de votre situation, des collyres pourront vous etre prescrits. Vous pouvez également masser vos paupières
afin soulager vos yeux.